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 Statistiques par pays

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Lady Angel
Administrateur
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MessageSujet: Statistiques par pays   Sam 29 Juin 2013 - 3:25

La comparaison des statistiques nationales est délicate, car la détection et les classifications ont varié en fonction des époques et pays. Ainsi, en France, le terme « cause environnementale » fait référence aux produits chimiques et à la pollution…, alors qu'en anglais, cela fait référence à tout ce qui entoure l'homme et, de manière générale, tous les facteurs exogènes, c'est-à-dire le soleil, l'alcool, le tabagisme, le nombre de grossesses

France

Dans le cadre du Plan cancer 2009-2013, depuis 2007, l'Institut national du cancer publie annuellement une synthèse des données sur le cancer (en 2011 le rapport contenait un focus sur les facteurs environnementaux et les expositions professionnelles. En 2009, 1 830 cas de cancers ont été indemnisés par la CNAM, soit une augmentation de 9,1 % par rapport à 2008, en raison d'un meilleur repérage et reconnaissance des cancers professionnels et non d'une augmentation de leur incidence).
En 2000, environ 278 000 personnes étaient annuellement diagnostiquées comme atteintes d'un cancer, soit un Français sur deux cent cinquante. Le nombre total annuel des décès par cancer en France était, en 2004, de 152 708, soit environ 241 décès pour 100 000 habitants. C'est la première cause de mortalité en France, juste avant les maladies cardio-vasculaires (147 323 décès en 2004) dont le taux a baissé de 50 % depuis les vingt-cinq dernières années alors que le taux de décès par cancer n'a que peu diminué. En même temps des cancers de plus en plus divers sont dépistés de plus en plus précocement. Les trois cancers les plus fréquents chez l'homme sont le cancer de la prostate, le cancer du poumon et le cancer du colon-rectum. Chez la femme, les trois cancers les plus fréquents sont le cancer du sein, le cancer du colon-rectum et le cancer du poumon.
Il existe une augmentation du nombre de certains cancers. Les cancers du poumon, mésothéliomes, hémopathies malignes, tumeurs cérébrales et cancers du sein, de l'ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroïde sont en augmentation très significative depuis les années 1980. Ceci est en partie lié au vieillissement et à la croissance de la population et touche différemment l'homme et la femme. De 1980 à 2005 (en tenant compte de la démographie), le taux de cancers s'est élevé de 35 % pour les hommes et de 43 % pour les femmes. En 2008, l'INSERM a conclu d'une revue de la littérature scientifique mondiale relative aux liens entre ces neuf cancers en augmentation et exposition passive à des cancérogènes, avérés ou suspectés dans l'environnement (incluant donc le tabagisme passif, mais non le tabagisme actif), que ni les améliorations du dépistage ni l'évolution de la démographie ne pouvaient expliquer cette augmentation. L’exposition aux cancérigènes de l'environnement est donc supposée, mais reste mal évaluée, bien que des liens de causalité soient déjà établis par exemple entre cancer du poumon et pollution particulaire de l’air par le trafic automobile, le chauffage et l’industrie (« Environ 1 300 à 1 900 décès par cancer du poumon pourraient être évités chaque année dans vingt-trois villes européennes si les niveaux de PM2,5 particules fines étaient ramenés respectivement à 20 et à 15 microgrammes par millimètre cube (µg/mm3) ». Mais la norme européenne sur les PM2,5 (max de 25µg/mm3 en 2010) ne sera en vigueur qu'en 2015.
On sait que les rayons ionisants (rayons X et gamma en particulier) peuvent induire de nombreux cancers : (poumon, thyroïde, sein, cerveau, plèvre, leucémies…) et que les radiographies fréquentes augmentent le risque de cancer du sein et peut-être d'autres cancers, a conclu l'étude. Or, ces examens sont de plus en plus fréquents (+ 5 à 8 % par an en France).
Plus de 900 molécules pesticides sont autorisées en France, souvent sans études toxicologique ou écotoxicologiques complètes (incluant donc les risques à long terme). L'exposition aux insecticides domestiques du fœtus lors de la grossesse ou dans l'enfance est associée à un doublement du risque de leucémie et moindrement à un risque de tumeur ou cancer du cerveau. L'AFSSET s'est en 2008 engagée à produire des avis et recommandations dans un proche avenir.
Incidence (1980-2005) et mortalité (2005) par cancer en France62
[th]Cancer[/th][th]Incidence[/th][th]Mortalité[/th]
Tous les cancers319 380145 762
Prostate62 2459 202
Sein49 81411 201
Côlon-rectum37 41316 865
Poumons30 65126 624
Cavité buccale et pharynx12 2704 000
Lymphome Malin Non Hodgkinien10 2244 203
Vessie9 6794 482
Rein7 9493 684
Mélanome (peau)7 4011 440
Pancréas7 2187 787
Estomac6 7944 756
Thyroïde6 672403
Foie6 4337 390
Utérus (corps)5 7741 800
Œsophage4 7213 850
Myélome4 5162 789
Ovaire4 3753 180
Système nerveux4 1203 019
Larynx3 7351 406
Leucémie lymphoïde chronique3 2241 059
Leucémies aiguës3 0822 733
Col de l'utérus3 0681 067
Testicule2 00282
Maladie de Hodgkin1 544218
Plèvre9061 090
Il est essentiel de bien noter la différence entre l'incidence d'un cancer (la fréquence annuelle calculée sur une durée précise) et la mortalité. Ce tableau montre bien que certains cancers très fréquents (prostate) ont une mortalité faible contrairement à des cancers plus rares (pancréas) qui ont une mortalité très élevée.
La France est parfois présentée comme étant le pays ayant la plus longue survie après cancer. Mais concernant la survie à 5 ans après le diagnostic, elle serait le second en Europe derrière la Suède, avec environ 52 % de survie (63 % pour les femmes, 44 % pour les hommes). Cela cache de grandes disparités selon les cancers. On atteint des chances de survie de 95 % pour le cancer de la thyroïde ; chez les hommes, on atteint 80 % de survie à 5 ans pour le cancer de la prostate, et quasiment 100 % pour les cancers des testicules et, chez les femmes, 85 % pour le cancer du sein entre 15 et 44 ans, mais 78 % au-delà de 75 ans. En revanche, les cancers profonds sont diagnostiqués plus tardivement et sont très souvent mortels : cancer du pancréas (10 % de survie), du poumon, etc.
L'État et l'assurance maladie ont consacré un peu plus de 12 milliards d'euros à la lutte contre le cancer en 2004, 90 % de cette somme étant dédiée aux soins.
En France, outre l'InVS et l'INPES, l'INSERM, les ARS et ORS, l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) et la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DRESS) dépendant du ministère chargé de la santé, existent plus spécifiquement :

  • un outil en ligne, l'Institut National du Cancer (INCa), qui donne accès aux principaux indicateurs et recherches sur le cancer (avec un rapport 2011 sur la situation en France). * un « Observatoire sociétal des cancers » dans le Pôle sociétal de la Ligue contre le cancer. Il a publié en 2012 un rapport sur le « vécu des malades », qui confirme que la maladie est paupérisante, surtout chez les plus vulnérables (arrêt maladie, perte de revenus, invalidité, rupture sociale, fracture psychologique), avec des démarches administratives fastidieuses ;
  • un Comité éthique et cancer, organe de recours indépendant, rendant des avis, associant 35 membres permanents et présidé par le Pr Axel Kahn ;
  • un Collectif interassociatif sur la santé (CISS) regroupant (en 2011) 37 associations et une plate forme Cancer info, une plate-forme collaborative (Web 2.0), créée avec le pôle citoyen de Cancer Campus®️ pour coproduire des contenus inédits et innovants issus des expériences individuelles et collectives concernant le cancer.



Taux de survie et surmortalité

Le taux de survie dépend aussi de l'âge. Cinq ans après le diagnostic, 70 % des 15–45 ans survivent. Alors que seuls 39,4 % des malades cancéreux âgés de 75 ans survivront plus de 5 ans ; sachant qu'étant donné le risque de métastases, on ne parle pas de guérison pour un cancer, mais de rémission (voir Évolution plus loin). En France et au Canada, le cancer est la première cause de mortalité chez les plus de 65 ans.
Pour estimer l'efficacité du dépistage et des soins, on utilise le taux de survie et la surmortalité à une certaine durée après le diagnostic.
Taux de survie
Selon La Ligue nationale contre le cancer, en 2006, le taux de survie à cinq ans après diagnostic en France, pour des patients suivis entre 1989 et 1997 était :
Survie à cinq ans par localisation et par sexe73


[th]Hommes[/th][th]Femmes[/th][th]75 % et +[/th][th]50 à 74 %[/th][th]25 à 49 %[/th][th]25 % et -[/th]
Lèvre96 %Thyroïde95 %
Testicule95 %Maladie de Hodgkin92 %
Thyroïde88 %Mélanome de la peau89 %
Maladie de Hodgkin85 %Lèvre88 %
Mélanome de la peau83 %Sein85 %
Prostate80 %Corps utérin76 %
Pénis67 %Col utérin70 %
Rein63 %Rein64 %
Vessie60 %Os, articulations et cartilages articulaires62 %
Os, articulations et cartilages articulaires59 %Larynx59 %
Côlon56 %Rectum58 %
Rectum55 %Côlon57 %
Larynx54 %Vulve et vagin52 %
Lymphome malin non hodgkinien54 %Vessie50 %
Nasopharynx45 %Langue45 %
Intestin grêle45 %Myélomes multiples43 %
Myélomes multiples42 %Intestin grêle42 %
Cavité orale38 %Ovaire40 %
Langue33 %Fosses nasales,
sinus annexes de la face,
oreille moyenne et oreille interne
37 %
Hypopharynx34 %
Leucémie aiguë lymphoblastique29 %
Estomac28 %
Estomac23 %Système nerveux central19 %
Système nerveux central20 %Poumon18 %
Poumon13 %Œsophage14 %
Œsophage11 %Mésothéliome de la plèvre13 %
Foie7 %Foie9 %
Mésothéliome de la plèvre6 %Pancréas7 %
Pancréas5 %

Surmortalité
Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.
Pour un groupe de personnes chez lesquelles on a diagnostiqué un cancer, on peut distinguer celles mortes des suites de leur cancer, et celles mortes d'autre chose. La surmortalité à une durée t (par exemple de 10 ans) liée au cancer est la probabilité de mourir du seul fait du cancer durant la durée t qui suit le diagnostic.
Le problème de l'évaluation de cette mortalité est qu'il faudrait connaître les causes de tous les décès des personnes dont on a diagnostiqué un cancer, ce qui est impossible. On utilise donc une autre estimation ; pour un groupe de personnes du même sexe et du même âge, on utilise la « survie relative », c'est-à-dire le rapport entre :

  • la probabilité de survie après un temps t du groupe de personnes dont on a diagnostiqué un cancer, et
  • la probabilité de survie à t d'un groupe de personnes n'ayant pas de cancer, de même âge et de même sexe.

La surmortalité est alors le complément à 1 de cette survie relative.
Les études montrent une surmortalité d'environ 2 % au-delà de 10 ans après le diagnostic dans les pays développés, ce qui pointe l'irrationalité de la ségrégation que subissent les patients ayant eu un cancer de la part des assurances et des banques (surtaxes, refus de prêt, etc.).
Les résultats ci-après sont issus du document Cancers — Pronostics à long terme de l'INSERM.
L'étude Eurocare s'est penchée sur une vingtaine de pays européens pour des cas diagnostiqués durant trois périodes (les malades étudiés durant une période forment une « cohorte ») : 19781985, 19851989 et 19901994. Cette étude ne distingue pas le stade du diagnostic.

Étude Eurocare, surmortalité, tous cancers et tous âges confondus

[th]délais après diagnostic[/th][th]surmortalité[/th][th]deux sexes confondus[/th][th]femmes[/th][th]hommes[/th]
0–1 an27 %20 %33 %
2e année15 %
5e année5 %
10e année2,27 %1,95 %3,18 %
11–12eannée2 %moins de 2 %un peu plus de 2 %

Étude Eurocare, surmortalité, tous cancers et deux sexes confondus


[th]délais après diagnostic[/th][th]surmortalité par classe d'âge[/th][th]toutes classes d'âge confondues[/th][th]15–44 ans[/th][th]45–54 ans[/th][th]54–65 ans[/th][th]65–74 ans[/th]
0–1 an27 %12 %33 %
4e annéemoins de 5 %
10e année2,27 %1,24 %2,06 %2,42 %3,03 %
11–12eannée2 %un peu plus de 1 %plus de 3 %

Étude Eurocare, surmortalité à 10 ans, toutes classes d'âge et deux sexes confondus

[th]surmortalité[/th][th]localisation du cancer[/th][th]< 2 %[/th][th]2–5 %[/th][th]> 5 %[/th]

  • tumeurs germinales du testicule (0,03 %),
  • corps de l'utérus (0,28 %),
  • leucémies aiguës lymphoïdes (0,33 %),
  • thyroïde (0,49 %),
  • côlon (0,91 %),
  • mélanomes cutanés (0,91 %),
  • maladie de Hodgkin (1,03 %)
  • col de l'utérus (1,13 %),
  • rectum (1,44 %),
  • ovaires (1,80 %),


  • sein (2,57 %),
  • larynx (2,74 %),
  • leucémies aiguës myéloïdes (2,75 %),
  • oropharynx (2,76 %),
  • rhinopharynx (2,96 %),
  • rein (3,13),
  • lymphomes malins non-hodgkiniens (4,18 %)


  • poumon (5,64 %),
  • prostate (6,67 %),
  • hypopharynx (9,11 %),
  • leucémies lymphoïdes chroniques (9,67 %),
  • leucémies myéloïdes chroniques (10,27 %)


L'étude américaine SEER s'est intéressée au stade du cancer au moment de son diagnostic, selon trois catégories :

  • tumeur localisée ;
  • tumeur ayant un développement régional (ganglionnaire) ;
  • tumeur ayant un développement à distance (métastase).


Étude SEER, surmortalité à 5 ans, toutes classes d'âge et deux sexes confondus, pour un cancer diagnostiqué au stade de tumeur localisée
[th]surmortalité[/th][th]localisation du cancer[/th][th]< 1 %[/th][th]1–3 %[/th][th]3–5 %[/th][th]> 5 %[/th]

  • prostate (0,00 %),
  • tumeurs germinales du testicule (0,00 %),
  • thyroïde (0,00 %),
  • corps de l'utérus (0,50 %),
  • mélanomes cutanés (0,61 %),
  • ovaires (0,86 %),
  • col de l'utérus (0,91 %)


  • sein (1,02 %),
  • rein (1,80 %),

larynx (2,90 %)
poumon (7,20 %)

Chez l'enfant
Selon une grande étude européenne publiée fin 2004 et fondée sur les registres du cancer, l'analyse d'une base de données financée par l'Union européenne regroupant 80 registres de cancers et couvrant environ la moitié des enfants (jusqu'à 14 ans) et un quart des adolescents (15 à 19 ans), a montré que le taux moyen de l'incidence du cancer par classe d'âge dans les années 1990, calculé sur près de 50 000 cas, s'établit à 140 cancers par million d'enfants, contre 118 dans les années 1970 et 124 dans les années 1980. Si les cancers des enfants ne comptent que pour moins de 1 % du nombre total de cancers, et bien qu'ils soient - dans les pays dits développés - guéris dans les deux tiers des cas, ces cancers restent, dans les pays riches, la seconde cause de mortalité de l'enfant. Dans les pays industrialisés, environ 1 enfant sur 500 déclare un cancer avant l'âge de 15 ans (presque 1500 nouveaux cas par an en France, dont 50 % avant l'âge de 6 ans).
Les cancers de l'enfant sont en forte augmentation : chez les adolescents, ce taux est de 193 par million au cours des années 1990, contre 147 dans les années 1970 et 165 dans les années 1980. Dans les années 90, le taux de cancer chez l'enfant était en Europe un peu plus important à l'Est qu'à l'Ouest, à cause de cancers de la thyroïde plus fréquents (attribués aux retombées de Tchernobyl).
Les leucémies (450 cas nouveaux par an en France) sont les cancers les plus fréquents chez l'enfant, devant (principalement) :

  • des tumeurs cérébrales (300/an en France);
  • des lymphomes (190/an en France, dont 56 % de lymphomes non-hodgkiniens déclarés entre 2 et 3 ans).

Les tumeurs embryonnaires sont plus fréquentes les premières années de la vie, et des sarcomes osseux et des tissus mous chez les grands enfants.



Étude Eurocare, surmortalité chez les enfants


[th]délais après diagnostic[/th][th]surmortalité[/th]
0–1 an> 10 %
4e année2 %
7e année1 %

En raison d'une évaluation difficile des expositions indirectes et des effets de synergies possibles, des relations certaines de cause à effet sont difficiles à établir, mais les pesticides (ingérés ou inhalés par l'enfant, ou ses parents avant la naissance) semblent être l'une des causes d'augmentation, notamment pour les tumeurs du cerveau, avec 9 études sur 16 qui concluent à une relation causale possible en cas d'emploi de sprays insecticides ou d'autres pesticides par les parents,(OR 1,5 ; 2,2) ou par la manipulation de pesticides agricoles (RR 2,0 ; 2,9 ; 3,3) (Dans de mêmes conditions environnementales, les enfants sont significativement plus exposés que les adultes aux pesticides, alors même qu'ils y sont a priori plus vulnérables). D'autres cancers de l'enfant semblent induits ou co-induits par des pesticides (leucémie, neuroblastome, tumeur de Wilms, sarcomes des tissus mous, sarcomes d'Ewing, lymphome non-Hodgkinien, cancer colorectal et cancer des testicules). Dans ce dernier cas un effet perturbateur endocrinien est probable.

Cancers hématopoïétiques de l'enfant
Une étude a confirmé que l'exposition des ménages français aux pesticides domestiques augmente (doublement environ) le risque de cancers hématopoïétiques (cancer du sang) de leur enfant.
Cette étude a exploité le RNHE, le « Registre national des hémopathies malignes de l'enfant » (antérieurement dénommé « Registre national des leucémies de l'enfant ») qui enregistre les cas signalés d'hémopathie maligne ou à la limite de la malignité, chez les enfants habitant en France métropolitaine ayant moins de 15 ans au moment du diagnostic.
L'étude s’est aussi appuyée sur le registre national ESCALE (Étude sur les cancers de l'enfant pour la période 2003-2004).
Les mères d’un échantillon d’enfants atteints de cancers du sang et celles d'un échantillon-témoin ont été questionnées sur l'usage éventuel de pesticides (par la mère ou par le père) dans l’habitation lors de la grossesse ; en différenciant les insecticides (bombes utilisé à la maison, traitement d'animaux de compagnie, ou traitement du jardin ou des cultures, etc.), les herbicides et les fongicides. Les chercheurs ont aussi intégré des paramètres tels que l'âge, le sexe, le degré de d'urbanisation de l’environnement et le type de logement (appartement ou maison).
Le panel retenu pour la période d'étude (2003-2004) était constitué des parents de 764 enfants ayant déclaré une leucémie aiguë, 130 enfants ayant présenté un lymphome de Hodgkin (LH), et 166 cas de lymphome non-hodgkinien (LNH). Ce groupe ayant été comparé à une population-témoin de parents de 1 681 enfants, le dépouillement des questionnaires a montré qu'utiliser des insecticides dans la maison durant la grossesse a significativement augmenté le risque que l’enfant déclare une leucémie aiguë (leucémie lymphoïde ou leucémie myéloïde) ou un lymphome non hodgkinien, surtout un Lymphome de Burkitt (près de 3 fois plus de risque : OR = 2,7 ; IC à 95 %, 1,6-4,5) ou des tumeurs mixtes à cellule de lymphome non hodgkinien (OR = 4,1 ; IC à 95 %, 1,4-11,8). Par contre l'exposition aux pesticides domestiques n’a pas augmenté le risque de lymphome hodgkinien à sclérose nodulaire (Nodular sclerosis ou « NSHL » pour les anglosaxons), cancer qui touche majoritairement des filles plus âgées.
L'utilisation domestique de pesticides par le père a également semblé lié à une légère augmentation moindre, mais également significative du nombre de leucémies aiguës (OR = 1,5 ; IC à 95 %, 1,2-1,8) et de lymphomes non hodgkiniens NHL (OR = 1,7 ; IC à 95 %, 1,2-2,6), mais les liens avec la leucémie aiguë ne sont plus significatifs après prise en compte de l'usage des pesticides par la mère durant la grossesse.
Cette étude confirme l'hypothèse que l'usage domestique des pesticides joue un rôle dans l'étiologie de ces cancers hématopoïétiques de l'enfance. Les auteurs concluent que la cohérence des résultats avec ceux d'études antérieures soulève à nouveau la question de l'opportunité de prévenir l'usage des pesticides dans l'environnement des femmes enceintes.




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